Le nouveau gouvernement doit reconnaître la Montérégie à la hauteur de sa contribution à l’économie du Québec

Longueuil, 6 octobre 2026 – Au lendemain des élections, la Table de concertation régionale de la Montérégie (TCRM) remercie les députés sortants de la région et félicite les personnes élues ainsi que le Parti Québécois, appelé à former le prochain gouvernement. Elle tiens également à réitérer ses priorités pour la Montérégie.

La campagne électorale est terminée, mais le travail commence maintenant. En effet, la Montérégie souhaite que le nouveau gouvernement reconnaisse davantage son rôle stratégique, lui accorde les moyens et la représentation nécessaires pour relever ses défis et contribuer pleinement au développement du Québec. Pour sa part, la Montérégie sera une partenaire engagée, constructive et déterminée. Véritable laboratoire d’innovation territoriale, elle est prête à faire émerger de nouvelles approches et à mobiliser son expertise au service du Québec. 

« Que ce soit en matière de transport, de logement, d’itinérance, d’infrastructures, de culture ou de développement économique, le garde-manger du Québec est trop souvent servi en dernier. Ces demandes, nous les avons portées auprès des principaux partis durant la campagne, et nous souhaitons maintenant à ce qu’elles se traduisent en actions. La Montérégie ne demande pas un traitement de faveur : elle demande que les investissements tiennent compte de son poids démographique, de ses besoins et de sa contribution au développement du Québec. Elle souhaite pouvoir faire entendre ses intérêts et compter sur une personne responsable de la région qui portera ses priorités au Conseil des ministres », déclare Catherine Fournier, présidente de la TCRM et mairesse de Longueuil.

La Montérégie, laboratoire du Québec

La TCRM souhaite que les premières discussions avec le nouveau gouvernement permettent de convenir d’une répartition équitable, mesurable et prévisible des ressources ainsi que d’objectifs communs assortis de mécanismes de suivi.

« Il est important d’assurer un suivi continu des dossiers régionaux et d’accélérer la recherche de solutions, notamment en matière de mobilité, d’infrastructures d’eau, d’adaptation aux inondations, de planification énergétique, de protection du territoire agricole et d’agroenvironnement. Le gouvernement devrait notamment amorcer en Montérégie un BAPE générique sur la gestion de l’eau et reconnaître la région comme laboratoire québécois de l’innovation agroenvironnementale. Une collaboration soutenue favoriserait une véritable reconnaissance de l’expertise locale et régionale. Elle permettrait également de mieux soutenir la connaissance et la mise en valeur des patrimoines montérégiens comme une force d’avenir », souligne Vincent Deguise, vice-président de la TCRM et préfet de la MRC de Pierre-De Saurel.

La TCRM rappelle que toute nouvelle responsabilité transférée aux municipalités ou aux MRC doit être accompagnée des ressources financières, humaines et réglementaires nécessaires. Elle souhaite également que les programmes gouvernementaux gagnent en souplesse afin de mieux tenir compte de la coexistence, en Montérégie, de territoires ruraux, agricoles, périurbains, urbains et métropolitains.

Des infrastructures à la hauteur du rôle stratégique de la Montérégie

Région la plus populeuse du Québec après Montréal, la Montérégie est fortement urbanisée tout en étant profondément agricole, alors que près de 90 % de son territoire se trouve en zone agricole. Cette dualité singulière jumelée à une économie diversifiée lui confère une force économique incontournable dans les secteurs bioalimentaire, industriel et logistique. Sa position stratégique en fait également un corridor métropolitain et national essentiel aux échanges avec l’Ontario et les États-Unis.

« Le développement stratégique du corridor de l’autoroute 30, qui relie notamment le terminal du Port de Montréal à Contrecœur, l’Aéroport métropolitain de Montréal à Longueuil et les marchés canadien et américain, ainsi que le prolongement de l’autoroute 20 dans Vaudreuil-Soulanges doivent constituer de véritables priorités pour le nouveau gouvernement. La Montérégie n’est pas une région comme les autres : à elle seule, elle génère plus d’un dollar sur cinq de la richesse produite au Québec, en excluant Montréal. Son PIB dépasse même le PIB combiné de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard. Investir dans ses infrastructures, c’est investir dans l’un des principaux moteurs économiques du Québec », conclut Patrick Bousez, vice-président de la TCRM et préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges.

Plateforme des priorités montérégiennes